1a.  Pourquoi alors que les peuples d’Asie qui parlent des langues Indo-européennes représentent tant de monde, les gens avec des aspects Européens sont si rares ?

Eh bien, on peut penser que les peuples Indo-européens qui se sont répandus en Asie (et dans une grande partie de l’Europe) devait être bien moins nombreux que les populations locales. Environ 4000 ans de mélange avec des gènes récessives au sein de populations bien plus nombreuses et avec parfois un phénotype très différent (l’Inde par exemple était déjà très peuplée en ces temps anciens et la population Dravidienne a la peau noire (les dravidiens les plus « purs », du sud du sous-continent Indien ont la peau plus noire que certains Africains, tels que les Bochimans (bushmen) de l’Afrique Australe par exemple), faut-il vraiment s’étonner que le type physique Européen soit si rare ?

[On peut aussi remarquer que les haplogroupes ADN-Y R1 semble à la base rattachés à l'haplogroupe ADNmt H à peu près partout (on trouve aussi d'autres haplogroupes ADNmt en général, mais qui ne sont sans doute pas originellement liés à lui, comme U ou T), mais qu'en Inde sa présence est assez minime, ce qui pourrait peut-être évoquer l'invasion d' un groupe humain constitué majoritairement d'hommes et de peu de femmes. La majeure partie des haplogroupes ADNmt locaux semblent en général Dravidiens.]

Femme Dravidienne du Tamil Nadu

Femme Dravidienne du Tamil Nadu

Pas convaincus ?
Nous avons pourtant sous les yeux un exemple similaire attesté historiquement.
Il y a 1000 ans (donc quatre fois moins longtemps que la période de temps dont nous parlons) un peuple de cavaliers nomades Turco-mongols (donc Asiatiques) a envahit et conquit l’Anatolie (Turquie). Aujourd’hui la population parle la langue Turque de ces envahisseurs, mais bien peu de Turques ont des caractéristiques Asiatiques typiques des peuples Turcs originels.

Les haplogroupes ADN-Y typiques des peuplades Turques, N, C et Q se retrouve en petite quantité (moins de 15 % (une estimation donne même moins de 5 %)) dans la population de la Turquie (la majorité des haplogroupes ADN-Y locaux sont Sémitoïdes (J), « Européens » (R1b, R1a et I), Caucasiens (G) et « Berbère »/ »Somali » (du type E1b1b1 – ex E3b1) ).

Une petite population a eue un impact majeur sur une population bien plus grande.
Le même schéma peut être observé avec les Indo-européens d’Asie … où même avec les Indo-européens d’Europe apparemment.

Carte des haplogroupes d'Europe, du Proche-orient et d'Afrique du nord

Carte des haplogroupes ADN-Y d'Europe, du Proche-orient et d'Afrique du nord

Une proportion non-négligable d'haplogroupe "Européens" se retrouve dans la population turque, en grande partie en raison de l'installation de peuples Indo-européens dans l'antiquité (Hittites, Phrygiens, Gaulois et autres)

Une proportion non-négligable d'haplogroupes "Européens" se retrouve dans la population Turque, en partie en raison de l'installation de peuples Indo-européens dans l'antiquité (Hittites, Phrygiens, Gaulois (Galates) et autres)

On peut remarquer que les phénotypes Européens sont en plus forte proportion dans les régions les plus isolées, comme le Nuristan, où le mélange, par définition a été moindre.

Quelques phénotypes Afghans :

Trois garçons Afghans. Dans certains endroits d'Asie, les phénotypes Européens ne sont pas si rares.

Trois garçons Afghans. Dans certains endroits d'Asie, les phénotypes Européens ne sont pas si rares.

Malgré les mélanges avec des populations non Europoïdes, certaines régions de l'Afghanistan ont des populations qui ont assez régulièrement des caractéristiques Europoïdes.

Malgré les mélanges avec des populations non Europoïdes, certaines régions de l'Afghanistan ont des populations qui ont assez régulièrement des caractéristiques Europoïdes.

Pachtoune au teint clair et aux yeux bleus.

Pachtoune à la peau claire et aux yeux bleus.

Sharbat Gula, jeune Afghane dont la photo a fait le tour du monde en raison de ses yeux perçants très verts. Tient-elle ses yeux verts de quelques ancêtres Indo-européens venus d'ailleurs en des temps anciens ?

Sharbat Gula, jeune Afghane dont la photo a fait le tour du monde en raison de ses yeux perçants très verts. Tient-elle ses yeux verts de quelques ancêtres Indo-européens venus d'ailleurs en des temps anciens ?


1b. Ce blog prétend qu’à peu près toute l’Asie Centrale (de l’Ukraine jusqu’aux portes de la Mongolie, de la limite sud de la Sibérie jusqu’aux limites de l’Asie du sud) était habitée autrefois par des peuples blancs Indo-européens, pourtant la population actuelle de cette immense région ne semble pas particulièrement de type Européen.

Cette région du monde n’a jamais été très peuplée comparée aux autre régions de l’Eurasie. Un pays immense comme le Kazakhstan n’a aujourd’hui encore, que 16 millions d’habitants, c’est-à-dire la population d’un « petit » pays comme les Pays-bas.

Quand ces régions ont subit les invasions des peuplades Turco-mongoles – à plusieurs reprises (Huns, Avars, peuplades Turques, puis bien plus tard Mongols) -, les populations locales apparemment très largement blanches et Indo-européennes (Scythes/Sakas), sans doute aussi relativement peu nombreuses, ont été repoussées (les Alains et les Sarmates ont été encore davantage poussés vers l’Europe et ont par la suite prit part aux grandes invasions – lesquelles étaient provoquées par l’arrivée des Huns (qui étaient clairement la raison directe de la migration des Wisigoths dans l’empire romain d’orient, par exemple), massacrées et intégrées au sein de ces populations Turco-mongoles. Les Mongols, par exemple, étaient bien connus pour leurs massacres de masses et leur cruauté gratuite et on peut imaginer que les populations locales ont beaucoup eu à souffrir de ce déferlement Asiatique. Les peuples Turques ont commencés à s’ installer en masse dans ces régions apparemment à partir d’il y a environ 1500 ans (la première vague étant les Huns il y a environ 1650 ans), mais un flux de population est-Asiatique non-négligeable est visible dès l’âge du fer dans toutes ces régions (Xinjiang compris).

Cela dit, des haplogroupes Europoïdes, en quantité relativement importante, sont bel et bien présents dans cette région du monde.

Quelques phénotypes avec des caractéristiques Europoïdes d’Asie centrale :

Femme du Turkménistan

Femme du Turkménistan

Femme de l'Ouzbekistan

Femme de l'Ouzbekistan

Femme Asiatique à l'influence Europoïde visible

Femme de type Asiatique à l'influence Europoïde visible

Homme Ouïghour aux yeux bleus

Homme Ouïghour aux yeux bleus (Xinjiang, Chine du nord-ouest)

En Asie Centrale, aussi des yeux bleus sont parfois visibles

En Asie Centrale aussi, des yeux bleus sont parfois visibles

Jeune fille Turkmène d'Iran

Jeune fille Turkmène d'Iran

Voici l’extrait d’un article récent (paru en mai 2009) traduit de l’Anglais, « Ancient DNA provides new insights into the history of south Siberian Kurgan people » :

« Pour aider à comprendre les mouvements anciens de migrations de la steppe Eurasienne, nous avons déterminés les haplotypes et les haplogroupes mitochondriaux et du chromosome Y de 26 anciens spécimens humains de la zone de Krasnoyarsk datant d’entre la moitié du 2nd millénaire avant J.C. et le 4ème siècle après J.C..

Dans le but d’aller plus loin dans la recherche de l’origine géographique et des traits physiques de ces spécimens du sud de la Sibérie, nous avons aussi donné le type des single nucleotide polymorphisms (SNP) donnant des informations sur le phénotype. Notre analyse ADN autosomique, mitochondtriale et du chromosome Y révèle qu’alors que peu de spécimens semblent apparentés patrilinéairement ou matrilinéairement, presque tous les sujets appartiennent à l’haplogroupe R1a1-M17 qui est supposé être la marque d’une migration vers l’est des premiers Indo-européens. Nos résultats confirment aussi qu’aux âges du bronze et du fer, le sud de la Sibérie était une région où l’implantation Européenne était très largement majoritaire, suggérant une migration vers l’est du peuple des Kourganes (où Kurgans) à travers la steppe Russo-Kazhak. Enfin, nos données indiquent que durant la période de l’âge du bronze et du fer, les Sibériens du Sud avaient la peau pâle, les yeux bleux (où verts) et avaient les cheveux clairs et qu’ils pourraient avoir joué un rôle dans le début du développement de la civilisation du bassin du Tarim (NB : c’est-à-dire, dans la région du Xinjiang, au nord-ouest de la Chine). Autant que nous le sachions , il n’y a pas eu d’analyse moléculaire équivalente entreprise jusqu’à maintenant. »

Christine Keyser1, Caroline Bouakaze1, Eric Crubézy2, Valery G. Nikolaev3, Daniel Montagnon1, Tatiana Reis3 and Bertrand Ludes1

(1) Laboratoire d’Anthropologie Moléculaire, Institut de Médecine Légale, Université de Strasbourg, 11 rue Humann, 67085 Strasbourg Cedex, France
(2) AMIS, CNRS, Université de Toulouse, 37 allées Jules Guesde, 31000 Toulouse, France
(3) State Medical University of Krasnoyarsk, 1 rue Partizana Zheleznyaka, 660022 Krasnoyarsk, Russia

http://www.springerlink.com/content/4462755368m322k8/ (lien vers l’extrait (le résumé servant d’accroche à l’article) de l’article d’human genetics traduit ci-dessus (en Anglais))

Les signatures génétiques auxquelles ont a pu rattacher des Individus d’aujourd’hui grâce aux bases de données existantes, aux individus de l’âge du bronze et du fer Sibérien de cette étude, sont souvent retrouvés en Europe (jusqu’en Angleterre et en Scandinavie … ou en Crète pour un individu) mais aussi en Asie (quelques individus au Népal, en Inde ou en Chine par exemple). Une momie du Xinjiang du site de Yuansha (datant environ de -100) était aussi apparemment apparentée a un de ces individus sud Sibérien.

Il est aussi intéressant de noter que les haplogroupes ADNmt (définissant les lignées féminines) étaient très majoritairement ouest-Eurasien/Européens (haplogroupes ADNmt U2, U4, U5a1, T1, T3, T4, H5a, H6, HV, K et I). Durant l’âge du bronze (en l’occurrence, il y a à peu près entre 4000 et 3000 ans), les haplogroupes étaient à 90 % ouest-Eurasiens/Européens (et à 67 % durant la période de l’âge du fer).

Ici aussi beaucoup d’individus avec ces signatures génétiques précises sont retrouvés en Europe (Grèce, Scandinavie, Slovénie et Europe de l’est entre autres) mais aussi fortement dans la région actuelle ou ces os reposaient, et ailleurs en Eurasie.


Le fait que durant l’âge du bronze, dans le sud de la sibérie (et comme on va le voir, le territoire de l’actuel Kazakhstan), l’haplogroupe ADN-Y R1a1 était associé de manière quasi-totale (90%) à des haplogroupes ADNmt ouest-Eurasien/Européens, plaide pour une dispersion de cet haplogroupe à partir de l’est de l’Europe, et non pour une origine Indienne ou sud-asiatique (théorie ardemment défendue, en particulier par les nationalistes Indiens, mais aussi par certains chercheurs sur la base de la diversité de cet haplogroupe dans certaines partie d’Asie du sud, que certaines études Indiennes ont supposément mis en évidence (conclusion étonnante vue la répartition des haplogroupes ADN-Y  P, Q et R (et leurs sous-groupes), une ancienne origine en Asie centrale des R1 semble bien plus probable – d’autant plus que si la source de ces R1a1 (et supposément locuteurs d’une langue Indo-européenne, pour expliquer la répartition de cette famille de langues) était l’Inde leur dispersion se serait vraisemblablement accompagnée d’autres haplogroupes d’Asie du sud, ce qui ne semble pas être le cas. On peut aussi remarquer qu’en plus du fait que le centre de gravité du monde Indo-européen se situe dans la région de la mère noire, les langues du groupe Indo-aryen (Inde) sont issues d’une langue Indo-européenne antérieure et non la source des langues indo-européennes. Dans le même ordre d’idées, on peut constater que la diversité des langues Indo-européennes est moindre en Asie du sud (famille Indo-iranienne))).

A l’appui de la théorie décrivant des migrations de peuples Europoïdes en Asie du sud, on peut aussi ajouter à ceux déjà évoqués, un certain nombre d’indices archéologiques, linguistiques (mots communs à plusieurs langues Indo-européennes très éloignées géographiquement, utilisant des mots de mêmes racines pour désigner certains arbres où animaux, n’étant trouvés que dans des zones bien précises), où génétiques (il existe, par exemple, différentes mutations permettant la tolérance au lactose (ici plus précisément la persistance de la lactase), or le gène que possède les Européens pour cette tâche (gène T-13910) est aussi présent dans le nord-ouest du sous-continent Indien. Cette adaptation étant historiquement assez récente, un mélange de populations entre ces régions pourrait permettre de l’expliquer).

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En 2004, une étude portant sur des restes humains d’individus trouvés dans l’actuel Kazakhstan et datant d’entre 1500 avant J.C. et 400 après J.C. avait atteint les mêmes conclusions :
En des temps anciens, cette partie de l’Asie centrale était habitée par des peuples très largement Europoïdes (parfois un peu mélangée avec d’autres peuplades).

« Les haplogroupes [ADNmt] présent chez les Kazakhs modernes, tels que B, F, C, Z, D, R, J et Y [ndr : presque tous typiquement asiatiques  (l'haplogroupe ADNmt J, lui, n'est pas typiquement Asiatique) et particulièrement est-asiatiques] n’étaient pas observés chez les Kazakhs de la période préhistorique [ndr : Ici, il s'agit au plus loin de l'âge du bronze].

Par contraste, deux haplogroupes observés parmi les échantillons anciens, W et I, n’ont pas été retrouvés à ce jour parmi les Kazakhs modernes.
Les résultats indiquent aussi qu’il y a un excès d’haplogroupes ouest Eurasien (c’est-à-dire du territoire allant de l’ouest de l’Europe à l’extrémité ouest de l’Asie centrale) en comparaison avec ceux trouvés actuellement [au Kazakhstan] (notablement les haplogroupes ADNmt H et U).

[...]

L’absence observée de séquences est-Eurasienne avant les huitième et septième siècles avant jésus christ suggère une ancienne expansion préhistorique de peuples ayant des haplogroupes ouest Eurasiens en Asie, qui allèrent probablement plus loin vers l’est, dans le territoire de l’actuelle Chine. Cette expansion peut avoir un lien avec la découverte de momies ayant des caractéristiques Européennes et des séquences ADNmt ouest Eurasienne [ndr : en l'occurence de l'haplogroupe ADNmt H, haplogroupe ADNmt le plus fréquent d'Europe] dans le bassin du Tarim, en Chine, aussi bien que de la présence de la langue indo-européenne Tokharienne.

[...]

La plupart des séquences retrouvées (n=21, 78 % [près de 4/5]) appartiennent à des haplogroupes ouest-Eurasiens/Europoïdes (haplogroupes ADNmt H, U, HV, T, I et W).

( document PDF en Anglais de cet article scientifique d’une équipe de l’université de Barcelone : « Unravelling migrations in the steppe: mitochondrial DNA sequences from ancient central Asians » )

Cette étude précise aussi que « Avant la période du 13ème au 7ème siècle avant Jésus-Christ (ndr : donc en plein âge du bronze, dans le contexte archéologique d’Andronovo, culture considérée Indo-iranienne), tous les échantillons ADN Kazakhs appartenaient à des lignées Européennes« .

Il semble clair que ces peuplades de la Sibérie du sud et de l’Asie centrale (*) ont été les ancêtres des Scythes (Sakas) qui, rappelons-le, parlaient apparemment une langue Indo-européenne de type Indo-iranien – et que ces peuples de l’âge du bronze étaient liés aux populations Indo-européennes ayant vraisemblablement migrées en Asie du sud durant cette période .

(*) nous parlons là de cultures supposées être Indo-européennes – la culture Andronovo de l’âge du bronze est fortement supposée avoir été culturellement Indo-iranienne.

Le fait que les peuples Scythes (Cimmériens inclus) aient parlés une langue Indo-iranienne a été inféré de par le nom de leurs rois, inclus dans les écrits des peuples voisins.
Néanmoins, et en dehors des éléments culturels relevés via les trouvailles archéologiques qui ne sont pas après tout un indicateur vraiment sûr de la langue parlée, par définition, il existe d’autres indices.
Par exemple, dans les langues Finno-ougriennes (Finlandais/Same/Estonien etc…) on retrouve des mots qui ont été empruntés à la famille Indo-iranienne spécifiquement (ce qui est plutôt étrange) et non à d’autre langues Indo-européennes d’Europe. Par quel biais ces mots se sont retrouvés dans ces langues nordiques, la famille Indo-iranienne étant maintenant parlée exclusivement en Asie du sud ?

exemples : Finno-ougrien / Indo-iranien

  • dieu : *pakas   / *bhagas  (voir aussi le Russe Bog (Dieu))
  • ciel (i.-i. être céleste) : *taivas  / *daivas  (Sanskrit Devas, voir aussi le Latin Divus et le Gaulois Divos)
  • faucille : *tarwas / *dharvas
  • loup : *werkas / *vrkas   (Voir aussi le Russe volk ; mot rappelant aussi le Germanique wolf)
  • porcelet : *porcas / *parcas  (Voir aussi le Latin porcus)
  • mort : *martas / *mrtas  (Voir aussi le Latin mortis)

Une réponse est vraisemblablement à trouver dans le Phénomène Seima-Turbino . Ce terme fait référence à des sites funéraires trouvés de la Mongolie à la Finlande et datant des environs de 1500 avant Jésus Christ (les plus vieux sites découvert semblent dater de -1900). Ces individus étaient des guerriers nomades et des métallurgistes voyageant à dos de cheval ou sur des chars à deux roues. Leur origine a été situées dans l’Altaï, ce qui nous renvoie aux trouvailles (archéologiques, génétiques et linguistiques) précédemment évoquées.
Cela pourrait aussi contribuer à expliquer la diversité importante de l’haplogroupe R1a1 en Finlande.

La culture Andronovo s’étendait sur la région du Kazakhstan, au sud de la Sibérie et à son extrémité sud-est connue, au Tadjikistan (pays au nord-est de l’Afghanistan et à l’ouest du Xinjiang).

Quelques détails supplémentaires sur des tests génétiques d’individus de la culture Andronovo (en Anglais) et extrait de l’article d’origine (en Anglais aussi)

Rapprochons tout cela du fait que Zarathoustra, le sage Perse, et l’Avesta localisaient le lieu d’origine des Aryens (Aryanem Vaejah) en Asie centrale et les morceaux du puzzle semblent se mettrent en place parfaitement.

(extrait de l’ouvrage de l’archéologue John Boardman « The Cambridge ancient history », en Anglais évoquant brièvement l’Aryanem Vaejah, en tant que lieu en Asie centrale).

Pour d’autres, les mots de Zarathoustra font référence à une origine bien plus ancienne, et plus au nord. Jugez-vous même :

« Ahura Mazda dit à Spitama Zarathushtra : J’ai fait chaque terre chère (à son peuple) bien qu’elles n’aient aucune sorte de charme : Ne l’aurais-je point fait, tout le monde vivant aurait envahit l’Airyana Vaeja (*).

Le premier des bons pays et des bonnes terres, que moi, Ahura Mazda, ai créé, était l’Airyana Vaeja, par le Vanguhi Daitya [ndr : fleuve souvent identifié comme l'Oxus pour les tenants d'une origine en Asie Centrale].

Sur ce, vint Angra Manyu, qui n’est que mort, et il créa à son tour le serpent dans la rivière et l’hiver, oeuvre des Daevas [ndr : démons dans la tradition Perse antique]. Là, il y a dix mois d’hiver et deux mois d’été et ceux-ci sont froids pour les eaux, froids pour la terre et froids pour les arbres. L’hiver tombe là-bas comme le pire des fléaux. »

(*) Aryanem Vaejah (où Eran-Vej) : littéralement, la graine des Aryens, et donc la source des Aryens (la signification littérale de Vaeja n’est pas totalement sûre).

Le serpent dans la rivière rappelle le serpent (où dragon) commun à toutes les mythologies Indo-européennes. La description d’un hiver de dix mois rappelle plus un climat boréal qu’autre chose, il faut l’avouer. C’est sur cette base (et d’autres références mythologiques Indo-européennes) que certaines personnes ont imaginé une origine originellement très septentrionale de ces populations (parmi elle, Bal Gangadhar Tilak, nationaliste Indien auteur de « Arctic Home in the Vedas » (1903), qui proposa une origine arctique à la fin de la période glaciaire, pour les Aryas).

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Comme je l’ai signalé dans l’article principal, des momies europoïdes datant de l’époque pré-Turco-Mongole ont été trouvées dans l’ouest de la Chine (Xinjiang) et dans l’Altaï, région montagneuse bordant la Mongolie. Aujourd’hui encore le pourcentage de l’haplogroupe ADN-Y R1a1 dans la population de l’Altaï est relativement importante. Dans la population Mongole, on retrouve aussi des haplogroupes Europoïdes en petite quantité (plus fréquemment vers l’ouest et l’Altaï).

A noter que certains témoignages prétendent que Gengis Khan était roux.

Aucun portrait exact de Gengis Khan n’existe aujourd’hui et les dépictions toujours existantes sont supposées être des interprétations artistiques. L’historien Perse Rashid al-Din a écrit dans ses Chroniques que le clan Borjigid d’où était issu Gengis avait une légende à propos de leur origine. Cela débutait par la rencontre d’ Alan-Qoa (parfois Alan Goa), ancêtre mythique des Mongols, et un homme étranger à leur terre, un homme « étincelant ». Cet homme « étincelant », était grand, roux, avec une longue barbe et des yeux verts. Rashid al-Din a aussi décrit la première rencontre de Gengis et de Kubilai  et le fait que Gengis avait été surpris de constater que Kubilai n’avait pas hérité de ses cheveux roux (source en anglais).

Petite fille Mongole

Petite fille Mongole blonde aux yeux bleus avec une peau très pâle.

Petites Mongoles avec des cheveux clairs

Petites Mongoles avec des cheveux clairs et souples

Petite Mongole Oirat, peupleoriginaire de l'ouest de la Mongolie et de l'ouest de la Chine

Petite Mongole Oirat, peuple originaire de l'ouest de la Mongolie et de l'ouest de la Chine

Mongol Oirat. Cette ethnie est présente en Mongolie, en Russie et en Chine.

Mongol Oirat. Cette ethnie est présente en Mongolie, en Russie et en Chine.

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Dans certaines régions d’Asie, les phénotypes proche des phénotypes Européens ne sont pas si rares. Il n’est pas dur d’imaginer que dans le mélange de gènes locales, se retrouvent aussi des gènes europoïdes.

Petite Tadjik

Petite Tadjik

Jeunes filles Tadjiks, Kashgar, Xinjiang

Jeunes filles Tadjiks, Kashgar, Xinjiang

Petit garçon Afghan

Petit garçon Afghan

Enfants du Corridor de Wakhan, Badakshan, Afghanistan

Enfants du Corridor de Wakhan, Badakshan, Afghanistan

Enfants Afghans d'une école du panjshir

Enfants Afghans d'une école du panjshir


2a.  Certains Indiens prétendent que les Indiens ayant des caractéristiques de blancs descendent des Kushans, un peuple issu du Xinjiang dans le nord-ouest de la Chine ayant conquis entre autre le nord-ouest de l’Inde (mais aussi l’Afghanistan, le Tadjikistan et le Kirghizistan), et que cela n’aurait rien à voir avec les anciens Aryens. N’est-ce pas une explication plausible ?

Eh bien, je ne vois pas vraiment ce que cela change, en fait. Les Kushans (originellement une tribu parmi les Yuezhis) étaient un peuple Indo-européen (apparemment issu des Tokhariens).
Nous avons là un peuple Asiatique Indo-européen ayant pour caractéristiques d’avoir des peaux pâles, des yeux clairs et parfois des cheveux blonds. Comment l’expliquer ?

Et les Kushans ne devaient pas être tellement nombreux comparés aux populations qu’ils ont soumis (l’Inde par exemple avaient déjà une population gigantesque par rapport aux standards mondiaux de l’époque) donc l’impact sur les populations locales n’a pas dû être énorme.

L'actrice indienne aishwarya Rai

L'actrice Indienne Aishwarya Rai

2b.  Des Indiens prétendent que l’haplogroupe R1a1 est originaire d’Inde, et que les Indo-européens seraient partis de l’Inde à la conquête de l’Eurasie.

Une chose est sûre, les R1a sont un peuple Europoïde. L’haplogroupe R1 (plus exactement ses dérivés) est l’haplogroupe majoritaire en Europe, donc on peut supposer que quel que soit l’aspect originel de ce peuple avant mélange, il devait être une peuple avec des caractéristiques physiques Europoïdes et la peau assez claire. Physiquement loin d’un Dravidien de toutes les manières.

Jeune femme Indienne de type Dravidien

Jeune femme Indienne de type Dravidien

Il est à noter que même si l’on n’a pas actuellement de preuves archéologiques indiscutables d’une invasion Indo-européenne en Inde, on n’a encore bien moins de preuves d’une migration/invasion Indo-européenne qui serait PARTIE de l’Inde.

Même si, assez bizarrement, les R1a1 étaient apparus en Inde, comme ils le prétendent, ils n’en mériteraient pas moins leur qualificatif de peuple « Europoïde ».

Anatole Klyosov, dans un article de fin décembre 2008 (article en Anglais), prétend que « Les haplotypes Indiens de R1a1 actuels sont pratiquement indistinguables des Haplotypes de R1a1 de Russie, d’Ukraine, d’Asie centrale aussi bien que beaucoup de ceux d’Europe centrale et de l’ouest » ce qui tend à confirmer une origine « récente » (comme par exemple durant l’âge du bronze) de la dispersion de cet haplogroupe en Eurasie, ce qui, avec les éléments fournis dans cette page implique une origine à l’est de l’Europe (d’une manière générale, de l’ouest de l’Eurasie). Klyosov a aussi précisé ailleurs que certains haplotypes R1a1 du sud de l’Inde (une minorité sur l’ensemble des haplotypes R1a1 Indiens) sont différents et semblent plus anciens (et donc non-rattachables à la migration/invasion Indo-européenne supposée de l’âge du bronze), mais venus aussi d’hors de l’Inde.

Il est probable que l’haplogroupe (que l’on peut sans doute qualifier d’Europoïde) R1, ancêtre des R1a e tR1b,  n’est pas apparu en Europe (c’est du moins ce qui est supposé à l’heure actuelle).
Il est très probable que les R et même les R1 soient apparus dans l’ouest de l’Asie centrale (peut-être même les R1b typiques de l’Europe de l’ouest), mais tout cela reste théorique, rien n’est totalement sûr pour le moment (certains verraient bien l’apparition de R1b en Europe – et plus particulièrement à l’ouest – et d’autres considèrent que R1a est apparu dans l’est de l’Europe. Certains éléments imposent en effet de ne pas écarter ces possibilités). L’haplogroupe R1 serait probablement apparu il y a entre 30000 et 25000 ans (une estimation donne 26800 ans pour l’haplogroupe R) peut-être autour de 15000 ans pour R1a et peut-être environ 18500 ans pour l’haplogroupe R1b (A noter que les méthodes de datation des mutations définissant les haplogroupes, sont discutées et ne font pas l’unanimité. Les dates proposées sont donc à prendre avec des pincettes pour le moment).

L’haplogroupe I (autre haplogroupe ADN-Y typique de populations Européennes) , lui, pourrait être apparu en Europe il y a entre 25000 et 30000 ans (mais il pourrait aussi être apparu dans un endroit assez proche mais en dehors de l’Europe).

Enfant Afghan. La présence d'haplogroupes fréquents en Europe et l'aspect tès Europoïde de certains Asiatiques semblent corroborer la thèse des Kourganes de Marija Gimbutas.

Enfant Afghan. La présence d'haplogroupes fréquents en Europe et l'aspect très Europoïde de certains Asiatiques semblent corroborer une origine europoïde des Indo-européens originels.


3.  Les Kalashas du Nuristan et du Chitral prétendent être les descendants de l’armée d’Alexandre le grand. Ne serait-ce pas là l’explication de leur aspect parfois Européen ?

Il est tout à fait possible que des éléments de l’armée d’Alexandre le grand se soient joints à ce peuple. On peut d’autant plus l’imaginer que le fait qu’ils étaient Indo-européens et pratiquaient une religion relativement proche aurait pu faciliter les choses.
Mais je pense que ce n’est pas, dans l’ensemble, l’explication du phénotype des Kalashas.
Il est dit que leur culture descend des pratiques de l’ancienne Grèce, mais en réalité leurs traditions sont plus proches des traditions Védiques de l’Inde ancienne et des traditions pré-Zoroastriennes Perses de l’Iran antique. Et leur langue est une langue Indo-européenne apparentée aux langues de l’Inde, ce n’est pas une évolution de la langue Grecque de l’antiquité.
Si des Grecs s’étaient installés en masse et imposés à ce point sur ces peuples de la région, au point d’imposer leur culture et leurs croyances, comment se fait-il que leur langue ne soit pas issue du Grec ?

De plus, ces soldats Grecs laissant derrière eux autant de blonds aux yeux bleus parmi les Kalashas de l’Afghanistan et leurs voisins du Chitral, je suis un peu sceptique, je l’admets.

Les tests génétiques fait sur les populations du Pakistan, excluent un apport important Grec dans les populations Kalash et Burusho. Quelques traces ont été trouvées chez les Pachtounes du Pakistan mais cela reste infime.

Jeune fille Kalash

Jeune fille Kalasha du Chitral

Enfants Kalash

Enfants Kalashas (Nuristan, Afghanistan)

Et de plus nous voyons bien que les phénotypes Européens en Asie s’étendent au-delà de cette région, et recouvrent des régions où Alexandre et ses soldats ne sont pas allés.
Et l’on a en plus des traces de peuples Europoïdes datant d’avant la venue d’Alexandre le grand, dans des régions qu’il n’a jamais atteint (momies du Xinjiang et de l’Altaï).

Momie de femme de type Européen (Urumqi, Xinjiang)

Momie de femme de type Européen (Urumqi, Xinjiang)

Fuseaux trouvés avec des momies du Xinjiang dont le motif ressemble à une Swastika

Fuseaux trouvés avec des momies du Xinjiang dont le motif ressemble à une Swastika

Une autre légende des Kalash prétend qu’ils sont venus du Xinjiang (de Tsiam supposé être près de Yarkand) – donc sans doute issus des Kushans un autre peuple Indo-européen qui habitait cette région de Chine – mais là encore le doute est permis car les chroniqueurs d’Alexandre le grand font état de sa rencontre, en Asie, avec un peuple parlant une langue que les Grecs pouvaient comprendre (il faut bien sûr comprendre qu’il s’agissait d’une langue Indo-européenne donc avec des similarités avec la langue des Grecs) et qui leur ressemblaient physiquement. On peut donc conclure que ces peuples étaient présent AVANT l’arrivée d’Alexandre dans ces régions et AVANT l’arrivée des Kushans qui ont conquis ces régions plusieurs siècles après la venue d’Alexandre le grand (l’empire Kushan a existé à peu près de 60 après J.C. à 300 après J.C.).

Petit Afghan blond. Les soldats Grecs d'Alexandre pour expliquer les phénotypes Européens d'Asie ? Très peu probable.

Petit Afghan blond. Les soldats Grecs d'Alexandre pour expliquer les phénotypes Européens d'Asie ? Très peu probable.

Les Kalashs ont semble-t-il une proportion moins importante d’haplogroupes Europoïdes relevés que l’ont pourrait l’imaginer d’après l’aspect physique de nombre d’entre eux (mais les haplogroupes que l’on peut relier aux Indo-européens tels que l’haplogroupe ADN-Y R1a1 – et sans doute des sous-groupes de l’ haplogroupe ADNmt U, par exemple – sont bel et bien présents en quantité malgré tout non négligeable).

Petite Kalash

Petite Kalash du nord du Pakistan

Deux femmes kalash

Deux jeunes filles Kalash


4. Il est marqué sur ce blog que les migrants Europoïdes du Xinjiang auraient pu apporter
des éléments technologiques et culturels à la civilisation Chinoise à ses débuts.
Qu’est-ce qui autorise à penser cela ?

Ce sont les propos de Victor Mair, Professeur de l’université de Pennsylvannie (PhD (c’est-à-dire doctorat) obtenu à Harvard), l’homme a qui l’on doit la redécouverte de ces momies en Occident.
Et cela reste purement des suppositions. Rien ne permet actuellement de l’affirmer même si certains éléments peuvent faire penser qu’au moins la domestication du cheval, le char (voire la roue) et le bronze ont pu être éventuellement apportés de l’ouest (concernant la technologie du bronze, voici un article en Anglais évoquant la présence du bronze dans le nord-ouest de la Chine dans une période de temps correspondant au premières momies du Xinjiang (parmi ces premières momies du Bassin du Tarim (Xinjiang), des couteaux en bronze ont d’ailleurs été trouvées).
Les momies du bassin du Tarim semblaient relativement avancées pour leur époque, c’est un fait. Leur proximité avec la Chine amène à envisager cette possibilité.

Représentation de moines Bouddhistes sur une fresque du 9ème siècle, de l'est du bassin du Tarim (Xinjiang). Le personnage de gauche étant vraissemblablement Tokharien.

Représentation de moines Bouddhistes sur une fresque du 9ème siècle, de l'est du bassin du Tarim (Xinjiang). Le personnage de gauche étant vraisemblablement Tokharien.

Même la possibilité d’une origine Européenne de l’acuponcture est envisagée.
Les raisons ?
Les premières traces de l’acuponcture en Chine pourraient dater d’il y a environ 3000 ans.
Les premières preuves incontestables de cette pratique sont trouvées dans un traité de médecine datant sans doute d’entre -305 et -204, le « Classique interne de l’empereur Jaune » (Huangdi Neijing).
A noter que pour certains, l’on peut retrouver une influence Tokharienne dans le mythe de Huangdi « L’empereur jaune« , souverain mythique et civilisateur Chinois.

Mais voilà, en examinant minutieusement ötzi, la célèbre momie trouvée dans un glacier entre l’Italie et l’Autriche, datant de 5300 ans (-3300), c’est-à-dire d’il y a 53 siècles, on s’est aperçu que bon nombre de ses tatouages (57 en tout sur son corps) ne semblaient pas purement décoratifs. D’ailleurs certains sont dans des zones qui semblent indiquer qu’ils n’étaient pas destinés à être vus.

Les chercheurs pensent que le tatouage en forme de croix sur son genou, et un autre sur sa cheville gauche, font aussi penser a des « points déclencheurs » dans l’acuponcture.

Ce qui renforce leur argumentation est le fait que les marques faites à la suie, sont localisés sur des parties du corps de la momie qui ne sont pas des emplacements typiques de tatouages décoratifs, diminuant la notion qu’ils avaient une fonction plus décorative et ornementale.
Avant cela les recherches avaient montrées qu’ötzi souffrait de maux qui auraient pu bénéficier d’un traitement d’acuponcture. Ces maux incluaient des problèmes de dos, une dégénérescence de la hanche, des genoux et des chevilles et de sévères désordres abdominaux, principalement causés par le Trichuris trichiura, un parasite intestinal qui peut causer des diarrhées.

Frank Bahr, président de l’Académie Allemande d’Acuponcture, est le premier à avoir fait la connexion entre les tatouages d’ötzi et l’acuponcture, après avoir étudié le dessin des tatouages et leur emplacement sur le corps de la momie.
Bahr a confié à Discovery News, « La chose la plus intéressante à propos de toute cette histoire, c’est que même aujourd’hui je traiterais un patient avec a peu près 90 % des mêmes points que les tatouages d’ötzi, si ce patient avait les mêmes troubles. »

Article de discovery News, d’où est tiré cet extrait (la page 2, en Anglais)

Tatouages sur la peau d'ötzi

Tatouages sur la peau d'ötzi (on peut aussi remarquer que ces tatouages ressemblent étrangement aux symboles du Yi King (ou Yi Jing), les trigrammes)

Symboles du Yi KingSymboles du Yi King, méthode de divination dont l’existence en Chine, remonte au premier millénaire avant J. C (La première version du texte du Yi King date apparemment d’entre -300 et -200).

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Avec la découverte d’un peuple de type Européen dans le nord-ouest de la Chine présent durant la période de  l’âge du bronze (et de tartans datant apparemment d’avant l’âge du fer, rappelant les Celtes (peuple dont le foyer originel est justement supposé être dans la région de l’Autriche) et faits avec une technique rappelant des étoffes trouvées en Autriche à une époque similaire (voir par exemple cette page (en Anglais))),  l’hypothèse n’est pas à rejeter a priori, aussi étrange qu’elle puisse paraître à première vue.

L’hypothèse d’une transmission est-ouest semble à exclure puisque de toute évidence la connexion s’est faite à partir de l’ouest et à une époque postérieure à l’époque d’ötzi.

Il y a encore assez peu de temps, ne serait-ce qu’évoquer à voix haute une telle hypothèse aurait fait passer n’importe qui pour un farfelu ou un doux dingue, mais aujourd’hui cette possibilité n’est pas totalement à exclure.

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Aussi d’intérêt, des études génétiques (faites en 2000 et 2006) sur la population ancienne de Linzi (*) dans la province du Shandong (nord-est de la Chine, situé au bord de la mer Jaune), sont arrivées à la conclusion que les couches les plus anciennes de la population testées (vers -500), étaient plus proches des Eurasiens de l’ouest (et Européens) que des Eurasiens de l’est (est-asiatiques).

(*) Linzi était  la capitale de l’ancien état de Qi durant la période des printemps et des automnes (-722; -481) et la période des royaumes combattants (-476; -221) de l’époque de la dynastie Zhou.

Province de Shandong, Chine

Province de Shandong, Chine

Etude scientifique en Anglais sur le sujet : Genetic Structure of a 2,500-Year-Old Human Population in China and Its Spatiotemporal Changes

« Allant à l’encontre de la distribution géographique (actuelle), la population de Linzi d’il y a 2500 ans, montrait une plus grande similarité avec les populations Européennes d’aujourd’hui qu’avec les populations est-asiatiques actuelles. La population de Linzi d’il y a 2000 ans avait des caractéristiques intermédiaire entre la population d’il y a 2500 ans et la population est-asiatique d’aujourd’hui.

Ces relations suggèrent l’occurrence d’un changement spatio-temporel drastique dans la  structure de la population Chinoise durant ces derniers 2500 ans. »


Conclusions confirmées par une étude d’août 2006 (en Anglais) : Reanalysis of Eurasian Population History: Ancient DNA Evidence of Population Affinities

« Les résultats suggèrent qu’il y a effectivement de nettes différences dans les affinités génétiques entre les anciennes populations de Linzi dans le nord de la Chine et Egyin Gol en Mongolie.
Les éléments de Linzi semblent avoir une plus forte affinité avec le proche orient et les Européens qu’avec les populations actuelles du nord de la Chine, bien qu’il y ait clairement un composant est- et/où sud-est-Asiatique dans l’ancienne population de Linzi aussi (comme mis en évidences dans les haplogroupes). Nous suggèrerions que plutôt qu’une population « Européenne » dans l’ancienne région de Linzi, ces éléments puissent être au moins partiellement apparentés aux Indo-iraniens [...], qui étaient, durant cette période ou au moins encore peu avant probablement habitant les zones des environs de l’Asie centrale. Plus précisément apparentés au Karsuk ou au Saka (Scythes de l’asie centrale) et aussi de manière plus distante aux cultures Andronovo, Afanasievo, Scythes, Sarmates (peuples Scythes de l’ouest de l’eurasie et d’europe) ou même aux Sogdiens.

[...]

Bien que spéculative, cet ligne de raisonnement s’insère bien avec d’autres faisceaux d’indices venant de l’archéologie et de la linguistique, concernant les changements mentionnés précédemment dans la culture de l’âge du bronze – les mots empruntés à d’autres langues en vieux Chinois (Pulleyblank 1996; Kuzmina 1998; Beckwith 2002; Di Cosmo 2002) et sur des sites possibles tels que Zhukaigou et la culture Qijia (Linduff 1995) – aussi bien que la preuve d’Indo-iraniens sur la steppe et possiblement dans la région de l’Altaï à cette époque [ndr : de nombreux éléments semblent le prouver].

La suggestion que des populations Européennes puissent avoir été en Chine du nord à cette époque entre en conflit avec la preuve générale des mouvement de population sur la steppe, qui voit le mouvement graduel des supposés Indo-iraniens et Indo-aryens [ndr : nous avons vu plus haut que ce n'est en rien contradictoire et que c'est même plutôt logique] à travers la steppe et les zones associées dans le second et premier millénaire avant J.C.

[...].

Il y a des preuves de leur habitation dans les steppes Mongoles [voir Askarov (1992)] aussi bien que du xinjiang (comme à Khotan) et possiblement de la région de l’Altaï (aussi les Tokhariens, bien qu’ils ne soient pas du groupe Indo-iranien des langues indo-européennes). »

Néanmoins, au vu de certains éléments concernant cette population et la première vague ayant atteint le Xinjiang, une migration « parallèle » Indo-européenne, non-Indo-iranienne, est à considérer très fortement. En effet, le Tokharien n’était pas une langue de la famille Indo-iranienne, contrairement aux langues parlées par les autres populations Indo-européennes d’Asie.
Et certains résultats des études génétiques évoquées, peuvent faire penser à un peuple un peu différent des peuples Indo-iraniens qui se sont imposés à travers l’Asie. Cette première vague Indo-européenne ayant atteint le Xinjiang (et migrée pour partie jusqu’au Shandong ?) était sans doute constituée en grande partie d’un sous-groupe de l’haplogroupe ADN-Y R1b (environ 20 % de R1b au Xinjiang et à peu près 30 % de R1a1. Les Ouïghours n’ont environ que 40 % d’haplogroupes est-Asiatiques (source en Anglais (2008). Voir aussi celle-ci (2009) )).

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Page de l’université de Pennsylvannie sur les Momies du Xinjiang et le professeur Victor Mair, membre de cette univeristé (en Anglais)

Homme europoïde d'une painture Chinoise

Homme europoïde d'une peinture Chinoise


5. Des blancs en Egypte ancienne ? Est-ce vraiment crédible ? N’est-ce pas un peu le pendant occidental de l’afrocentrisme qui prétend que la civilisation de l’Egypte antique a été fondée et n’était constituée que par des peuples noirs de type subsahariens ?

A première vue, cela paraît étonnant, en effet, mais certains éléments laissent à penser que des peuples Europoïdes ont existés en Afrique du nord et se sont mélangés à d’autres populations (Encart de l’article principal du blog, évoquant la question). Il ne s’agit pas de dire que les anciens Egyptiens étaient un peuple blanc (ni même majoritairement blanc), bien évidemment. Les Egyptiens étaient apparemment un peuple assez mélangés dont la proportion de gènes Europoïdes dans la population devait être assez mince.


Voici quelques phénotypes de l’Egypte ancienne avec des caractéristiques Europoïdes :

Rahotep était le fils du Pharaon Snefru, fondateur de la célèbre 4ème dynastie qui fut un âge d'or de l'Egypte ancienne.

Rahotep était le fils du Pharaon Snefru (fondateur de la célèbre 4ème dynastie qui fut un âge d'or de l'Egypte ancienne). On peut voir ici qu'il avait les yeux clairs.

Statue de Nofret (femme de Rahotep et membre de l'élite de la 4ème dynastie), trouvée dans la Mastaba de rahotep en 1871 par Auguste Mariette

Statue de Nofret (femme de Rahotep et membre de l'élite de la 4ème dynastie), trouvée dans la Mastaba de Rahotep en 1871 par Auguste Mariette. Elle aussi avait les yeux clairs et visiblement une peau pâle.

Hemiunu

Hemiunu, fils de Nefermaat et parent du pharaon Khéops. Il fut apparemment l'architecte de la grande pyramide

Le pharaon Mykerinos (Menkaura) de la 4ème dynastie et son épouse

Le pharaon Mykerinos (Menkaura) de la 4ème dynastie et son épouse, la reine Khamerernebty II. Il règna de vers -2548 à -2530.

Pharaon Userkaf, fondateur de la 5ème dynastie qui régna de -2465 à 2468 (Ancien Empire)

Pharaon Userkaf, fondateur de la 5ème dynastie qui régna de -2465 à -2468 (Ancien Empire)

Scribe aux yeux clairs

Scribe aux yeux clairs

Momie de femme Egyptienne de l'élite Egyptienne

Momie de femme de l'élite Egyptienne.

Malgré de long siècle de métissage certains signes semble trahir la présence de gènes Europoïdes dans la population. Ici un scribe aux yeux clairs.

Malgré de longs siècles de métissage, certains signes semblent trahir la présence de gènes Europoïdes dans la population. Ici un scribe aux yeux clairs.

Ces images appartiennent en général à l’élite de la 4ème dynastie de l’Ancien Empire (de 2575 avant J. C. à 2467 avant J.C.), période de développement scientifique et culturel, appelé l’âge d’or de l’Ancien Empire, aussi appelé l’âge des pyramides (la grande pyramide date dailleurs de cette dynastie).

Comme cela a été dit, on retrouve au Maghreb des Haplogroupes qui ne sont trouvés en importante quantité qu’en Europe, dans les lignées féminines (surtout des haplogroupes ADNmt U, K, V et H (ce dernier étant l’haplogroupe ADNmt le plus fréquent d’Europe, et de loin)) et des tests génétiques effectués sur les os vieux de 12000 ans d’une population vivant au coeur des montagnes Marocaines (Taforalt) nous apprennent que durant la préhistoire, des populations vivant là étaient apparemment de type Europoïde ou très largement de type Europoïde.

Publication scientifique sous forme de PDF détaillant la question

Pouvant être classé comme H ou U : 42,8 %

Pouvant être classé comme H : 19 %

Pouvant être classé comme U6 : 9,5 %

Pouvant être classé comme V : 9,5 %

Pouvant être classé comme JT : 19 %

Pouvant être classé comme ou L3, ou M, ou N : un seul individu (L3 est un haplogroupe typique de l’Afrique et pourrait être sans doute rattaché à l’haplogroupe ADN-Y Berbère typique E1b1b1, M et N sont eux Eurasiatiques mais très anciens et génétiquement peu éloignés de l’haplogroupe ADNmt L3). La provenance de cet personne ou de certains de ces ancêtres pourrait donc être l’Afrique de l’est ou le Moyen Orient.

Tous ces haplogroupes sont Eurasiatiques et fréquents en Europe (à part le dernier) et l’haplogroupe JT (Eurasiatique aussi, venant probablement du proche ou du moyen orient) trouvé aussi en Europe ainsi que ses descendants J et T mais aussi au Moyen et Proche-orient. Les individus des haplogroupes J et T sont en général associés aux peuples venus du proche-orient ayant apparemment apportés l’agriculture en Europe (l’haplogroupe ADN-Y associé à l’introduction de l’agriculture en Europe est en général J2), mais les personnes de l’haplogroupe ADNmt JT précèdent ces peuples (J et T) et la date de ces os est antérieure à l’arrivée de l’agriculture dans ces régions et en Europe.

Associer l’haplogroupe ADNmt JT à l’haplogroupe ADN-Y E1b1b1 n’est pas à exclure, mais même si cet haplogroupe ADNmt JT était à relier à une présence de l’haplogroupe ADN-Y E1b1b1, il n’en resterait pas moins que les haplogroupes ADNmt Europoïdes étaient très majoritaires dans cette ancienne population.

L’haplogroupe ADNmt U6 est trouvé en importante quantité seulement en Afrique du nord et dans les îles Canaries, c’est pour cette raison qu’il est classé comme Nord-africain, mais il est issu d’un haplogroupe Eurasiatique (U), est proche de U5 (haplogroupe important en Europe, assez présent en Europe du Nord et du Nord-est) et même si certains scientifiques (Maca-meyer) considèrent U6 comme issu du proche-orient ou de l’Asie de l’ouest, certains indices peuvent faire penser qu’il serait en fait apparu dans la péninsule Ibérique. En effet, on trouve cet haplogroupe U6 aussi en Espagne mais ce qui peut laisser penser que sa présence n’est pas due principalement à l’invasion Maure du 8ème siècle ou à une autre migration antérieure, est le fait que c’est à cet endroit que la diversité de cet haplogroupe est la plus grande, ce qui est en général une indication de la source d’origine d’un haplogroupe (Certains indices, cependant, pourraient aussi indiquer que l’haplogroupe ADNmt U6 soit arrivé en Afrique du nord, du Proche Orient où de la péninsule Arabique).

Aux îles Canaries aussi se retrouve les haplogroupes europoïdes ADNmt H et U (beaucoup de U6) – on y trouve aussi les haplogroupes ADNmt J, T et L -  et les Indigènes, les Guanches, sont connus pour avoir assez souvent des phénotypes Europoïdes et parfois même des cheveux blonds et des yeux clairs (néanmoins – à notre époque du moins (il y a eu des changements non négligeables dans la population suite à la conquête des îles par les Espagnols) – apparemment statistiquement moins que les Berbères Marocains du Rif, peuple ayant un fort pourcentage d’yeux et de cheveux clairs pour une population du continent Africain (Le Taforalt se trouve d’ailleurs dans le Rif oriental)).

Etude sur les haplogroupes ADNmt aborigènes de La Palma, aux îles Canaries (en Anglais)  : The maternal aborigine colonization of La Palma (Canary Islands)

« La majorité des lignages (93 %) étaient d’origine ouest-Eurasienne, le reste étant d’origine sub-saharienne (7 %). Le gros des haplotypes aborigènes ont une concordance exacte en Afrique du nord. »

Une étude sur les haplogroupes ADN-Y (lien PDF en Anglais) de l’époque pré-hispanique des îles Canaries (échantillons datant environ de 200 avant J.C. à 1300 après J.C.) donne une large majorité d’haplogroupes nord-Africains rattachables aux Berbères (peuple sans doute originellement venu du nord-est où de l’est du continent ayant apporté la langue Afro-asiatique parlée par ce peuple), à savoir des haplogroupes du type E1b1b1 et J1 mais des traces infimes d’haplogroupes ouest-Eurasien ont aussi été trouvées (haplogroupes R1b1b2 (typique de l’Europe de l’ouest) et I* (famille d’haplogroupe typique de l’Europe). Ces haplogroupes pourraient sans doute être venus avec ces colons nord-Africains/Berbères mais ils pourraient aussi avoir été le reliquat d’une colonisation antérieure de l’île (à relier à la prédominance extrême d’haplogroupes ADNmt considérés ouest-Eurasiens – même les haplogroupes ADNmt U6 touvés dans ces îles (U61b, qui est absent en Afrique du nord) ne sont pas reliés aux U6 trouvés en Afrique du nord (U6a est le plus fréquent en Afrique du nord et est rare aux Canaries) et semble donc a priori pointer vers une source différente de population, au moins pour partie).

Il est supposé que ces îles ont été peuplées en plusieurs vagues, sans doute dès -3000.



Quelques images de phénotypes Europoïdes du maghreb :

Petite Berbère du Maroc

Petite Berbère du Maroc

Deux petites Berbères

Deux petites Berbères

Petite Kabyle

Petite Kabyle

Najat Al Hocima, chanteuse Berbère du Rif

Najat Al Hoceima, chanteuse Berbère du Rif

Amina Al Alam (Maroc)

Amina Al Alam (Maroc)

En plus de ces trouvailles au Maghreb, l’on retrouve aussi un haplogroupe R1 (supposé être de la famille  R1b1) en très forte proportion dans le nord du Cameroun, indiquant une migration de peuples Europoïdes (mais peut-être déjà métissés) dans ces régions. En Egypte aussi cet haplogroupe R1b1 est retrouvé (en assez petite quantité), ainsi qu’en Oman, au Soudan (les plus forts pourcentages de R1b1 sont trouvés chez les Hausas du Soudan (environ 40 %), peuple parlant une langue Tchadique (famille afro-asiatique) et les Coptes (dont la langue représente le stade finale de la langue de l’ancienne Egypte (langue de la famille Afro-asiatique)) avec environ 15 %. Etrangement, les Peuls du Soudan ont aussi un fort pourcentage du type R1 avec 53,8% – (PDF source en Anglais concernant le Soudan))  et quelques traces infimes dans d’autres endroits, comme par exemple chez les Hutus du Rwanda (environ 1 %) ou en Guinée-Bissau.

Récemment, des R1b1 ont été trouvés aussi dans 22 populations Bantoues (de 2 à 20 % de leur population) pratiquant l’agriculture (source en Anglais).

R1b est un haplogroupe Europoïde actuellement typique de l’Europe de l’ouest (plus de 80 % des hommes Irlandais, Gallois et Basques sont de cet haplogroupe) même si cet haplogroupe est probablement apparu dans l’ouest de l’Asie centrale, il y a très longtemps (Une origine Européenne de cet haplogroupe n’est pas à exclure non plus).

Difficile de savoir d’où viennent ces R1b1. Venus du proche-orient via l’Egypte ? De l’Europe à une période très ancienne via Gibraltar ? En tout cas des gènes Europoïdes (vraisemblablement proches, du moins) ont bel et bien trouvées leur chemin jusque dans ces régions éloignées.

La nature de ces R1b a récemment été précisée (source en Anglais). Il s’agit d’un sous-groupe R1b1a* (définit par une mutation nommée V88). Les R1b typiques de l’Europe sont eux d’un sous-groupe R1b1b2 (et ses sous-groupes), cependant il est intéressant de constater qu’un certain nombre de ces R1b1a sont trouvés en Afrique du nord et en Europe du sud (par exemple le sous-groupe R1b1a1 est trouvé dans le sud-est de la France, en Sardaigne et en Corse, mais aussi une infime quantité d’un sous-groupe R1b1a3 en Italie, le tout en petite quantité).

Peut-être y-a-t’il un lien avec la présence au Soudan de gravures rupestres d’environ 15-16000 ans (PDF en Anglais sur le sujet) rappelant un peu celles trouvées en Europe (ainsi que pour partie, le style des peintures paléolithiques bien connues), puisque cet haplogroupe, bien que trouvé en Egypte du nord semble plus concentré au Soudan et au sud de l’Egypte. Mais cela reste purement hypothétique. Il est trop tôt pour le dire.

Dans les populations du nord du Cameroun possédant cette signature génétique, assez proche de la frontière du Nigéria, est parlée une langue d’une famille différente de celle des populations bantouphones, une langue du groupe Tchadique des langues Afro-asiatiques, le Wuzlam par exemple (Les langues Afro-asiatiques contiennent entre autres les langues Sémites, Berbères et l’Egyptien ancien).
Coïncidence ou non, c’est aussi dans cette partie de l’Afrique que l’on trouve les premières traces de métallurgie en Afrique sub-saharienne.

Il est remarquable que la zone ou l’on trouve la plus forte proportion de ces signatures génétiques R1b, et où des langues afro-asiatiques sont parlées, est à peu près au point de départ de l’expansion Bantoue qui a propagé la pratique de l’agriculture et de la métallurgie en Afrique sub-saharienne et qui a imposé ces peuples sur une bonne part de l’Afrique. L’expansion Bantoue semble avoir débutée entre vers -3000/-2500 et -1500. Comme précédemment évoqué, des signatures génétiques R1b ont été trouvées chez des peuples Bantous.

Expansion Bantoue ("1" est le point de départ)

Expansion Bantoue ("1" est le point de départ)

Les haplogroupes ADNmt Eurasiatiques sont quasi-inexistants en Afrique Sub-saharienne même si l’on retrouve quelques U6 et U5 par exemple, une présence anecdotique. Les gènes Africaines sont donc en général largement majoritaires dans ces populations (de 6,7 à 95 %, avec une moyenne de 39,5 % pour cet  haplogroupe ADN-Y R1b). Il a été suggéré (Salas et al. (2002)) que les Peuls et d’autres peuples de pasteurs, ont pu apportés ces ADN-Y R1 et ADNmt U6 jusque dans le nord du Cameroun, par un apport génétique venu originellement d’Afrique du nord. Cette hypothèse est basée sur la présence de Peuls dans le nord du Cameroun et sur la preuve que les Peuls installés au nord du Nigéria montre des signes d’un flux de gènes dont les caractères sont transmis maternellement chez les peuples d’Afrique du nord, à savoir les haplogroupes ADNmt H et U6 (Watson et al., 1997)). La séquence U5 trouvée chez les Peuls était dailleurs génétiquement proche de celles trouvées chez les Marocains, les Saharawi et les Tunisiens.

Publications scientifiques en langue Anglaise évoquant partiellement (parmi d’autres choses) cette présence de R1 en Afrique :

http://hammerlab.biosci.arizona.edu/publications/Wood_2005_EUR.pdf

http://hpgl.stanford.edu/publications/AJHG_2002_v70_p1197-1214.pdf

Publications scientifiques en langue Anglaise évoquant cette présence (infime) d’ADNmt U6 et U5 :

http://www.upf.edu/cexs/recerca/bioevo/2005BioEvo/BE2005-Coia-AJPA.pdf

Depuis la préhistoire de nombreux mouvements ont eu lieu. Pour preuve, on retrouve des haplogroupes assez typique des Sames du nord de la Scandinavie en Afrique du nord, dans le Sahara (chez des Touaregs de Lybie, par exemple) ou même chez des Peuls (en l’occurence des haplogroupes ADNmt V et U5b1b, ces deux haplogroupes représentent environ 90% des haplogroupes ADNmt des Sames (Sur la question de ces V et U5b1b, voir cette étude de 2005 : Saami and Berbers—An Unexpected Mitochondrial DNA Link (en Anglais))), certes en petite quantité.

Rien de nouveau en fait, des squelettes de peuples préhistoriques non-africains (de physionomie non-subsaharienne) ont été retrouvés jusqu’au Niger datant de l’époque ou le Sahara était, dans sa plus grande partie, une savane (En effet, le Sahara a été autrefois en grande part une savane – durant une période allant environ de -8000 à -3000  – habitée comme le rappellent les gravures et peintures rupestres du Tassilli n’Ajjer).

Rapide compte-rendu sur ces trouvailles (en anglais)